Le rassemblement d’août a duré huit jours. Charge physique contenue, travail sur les transitions et les corners. Le staff a scindé le groupe en deux blocs pour simuler des matchs à intensité élevée sans multiplier les contacts. Plusieurs joueuses de club rentrent avec un volume déjà élevé : la dose a été individualisée.
Sur le plan tactique, la priorité reste un 4-3-3 souple capable de basculer en 4-2-3-1. Les latérales montent plus haut qu’en 2025. Une proche du dossier confirme que le pressing démarre désormais sur le porteur adverse dès la relance courte, avec couverture immédiate du milieu axial.
Rotation et profondeur
Trois postes restent ouverts : ailier droit, pivot défensif, remplaçante de la gardienne titulaire. Les essais croisent des profils de Division 1 et des joueuses installées à l’étranger. Le critère n’est pas le nom du club, mais la capacité à enchaîner deux matches en quatre jours.
Le calendrier qualificatif impose des déplacements rapides. Le staff médical a imposé un protocole de récupération unique : sommeil, nutrition, charge GPS. Les clubs ont reçu une note commune pour limiter les frictions. L’objectif affiché : arriver en septembre avec un noyau de seize joueuses déjà calées sur les automatismes.
Les Bleues veulent aussi stabiliser le leadership vestiaire. Deux cadres historiques partagent désormais la captainerie selon le match. Le message est clair : la sélection avance comme un collectif de club, pas comme une addition de talents. La suite se jouera sur la régularité des appels, pas sur un coup d’éclat amical.